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- actualité de 31.10.2016 -

N’ayons plus peur des frelons !


Responsable Éditeur
Dieter Kosmeier
Photos et Videos

Dr. Elmar Billig
Pour consultation scientifique
Thomas Rickinger
Traduction en Francais
Christiane Reckfort et corrigé par Antoine Karp & Luc Morel


 >>> ...écoutez les frelons ici, s.v.p! <<<

Aujourd’hui encore le frelon est considéré comme un animal dangereux, ce qui provoque une attitude hostile à son égard.

Agrandir les photos avec un clic ! 

Un frelon (Vespa crabro) avec sa coloration noire et jaune caractéristique ; Photo : Konrad Schmidt

De fausses idées sur le comportement et les piqûres des frelons en sont la cause : „Sept piqûres tuent un cheval, trois un adulte et deux un enfant“, voilà ce qui se dit depuis des générations et qui fait que, dans certaines régions, le frelon est poursuivi sans pitié et est devenu très rare.

Dans beaucoup de régions du centre de l’Europe il est en voie de disparition !

Comme tous les insectes sociaux le frelon ne défend sa population et sa reine que contre les attaques réelles ou supposées contre son nid. C’est pour cela qu’il faut distinguer deux comportements : à proximité du nid (rayon de 2 ou 3 m) et hors du secteur du nid. Il est évident que des mouvements violents, le blocage de la trajectoire de vol ou des secousses du nid sont absolument à éviter.

Par contre une approche prudente et un comportement calme permettent de prendre part à la vie active des insectes et aux mouvement de leurs vols de très près sans se faire piquer. Le frelon ne se défend que quand il est dérangé à proximité de son nid. En dehors de cette zone il n’attaque quasiment jamais.

Manifestation amicale de la part d'un frelon ; Photo : Dr. Elmar Billig

Trop de gens ignorent encore que le frelon est un animal extrêmement pacifique qui n’attaque jamais sans raison. Il est même plus craintif qu’une abeille domestique et choisit toujours la fuite pour éviter un conflit. Depuis très longtemps il est prouvé scientifiquement qu’une piqûre de frelon n’est pas plus dangereuse que celle d’une abeille ou d’une guêpe. C’est sa grande taille et son vol bruyant qui provoquent une peur non justifiée. Si l’on agite fortement les bras auprès de lui, alors on peut eventuellement être piqué.

Des frelons amicaux ! Photo : Dr. Elmar Billig

Pour une personne en bonne santé une piqûre de frelon ne présente aucun danger. Le venin du frelon n’est pas plus toxique que celui d’une abeille ou d’une guêpe !

Sur ce point de vue, quelques données scientifiques : Le venin d’abeille a été très bien analysé chimiquement et toxicologiquement étant donné qu’il peut être récupéré en grande quantité. Suite à des essais sur des rats et des souris, on a déterminé que le LD50 (quantité de venin qui entraîne la mort dans 50% des cas) pour le venin d’abeille est exactement de 6 mg par kg, soit à peu près la dose correspondant à 40 piqûres. Pour le venin de frelon, les chiffres vont de 10 mg/kg (Habermann 1974) à 90 mg/kg (Kulike 1986). Ce qui se rapporte à environ 154-180 piqûres par kg. Il en résulte que le venin d’abeille a de 1,7 à 15 fois plus d’effet que celui du frelon !

Le dard du frelon ; Photo : Dr. Elmar Billig

Vue grossie du dard

Le venin du frelon et de la guêpe n’est pas destiné, de prime abord, a être utilisé contre tous les vertébrés. Cela paraît surprenant mais ça ne l’est pas, car les abeilles et les guêpes employent leur dard différemment. Les abeilles récupèrent essentiellement le nectar et le pollen alors que les guêpes chassent les insectes.

Dans la ruche des abeilles il y a un stock important de miel qui doit être défendu contre de gourmands prédateurs qui sont toujours des animaux vertébrés, petits ou grands, tels que la souris, le blaireau, l’ours brun ou les êtres humains. Les guêpes ont beaucoup moins d’ennemis naturels.

Ceci explique la différence d'emploi ainsi que les autres particularités du fonctionnement du dard de l’abeille. En piquant un vertébré elle perd son dard et meurt ensuite mais le fait que le dard reste un moment accroché garantit la vidange complète de la poche de poison. Les guêpes et les frelons utilisent leur dard pour tuer des proies plus grosses qu’elles ou qui leurs résistent (ou pour leur propre défense). Le frelon ne peut pas gaspiller son venin car il en a trop besoin pour la chasse. C’est ainsi que par piqûre il n’injecte que 0.16 - 0,19 mg de venin ou même moins. D'où la différence de toxicité avec la piqûre de l’abeille. Le fonctionnement du dard de l’abeille est destiné à la lutte contre les vertébrés, celui de la guêpe et du frelon pour la chasse aux insectes.

Un frelon vu de devant (Photo : Dr. Elmar Billig)

Si l’endroit de la piqûre est de suite sucé et refroidi comme pour une autre piqûre d’insecte, le soulagement est immédiat. Dans des cas particuliers (seulement 2 à 3% des victimes), on peut déceler une réaction allergique, comme pour la piqûre d’autres insectes d’ailleurs. Il s’agit alors d’une déficience immunitaire. Cette réaction commence avec de l’urticaire, des gonflements et une rougeur à l'emplacement de la piqûre. Il n’est pas impossible, également, d’avoir une crise d’étouffement. Dans ce cas, il faut consulter d’urgence un médecin ...

Cas particulier : Il faut absolument différencier les piqûres de guêpe des piqûres d’abeille. C'est pour ces dernières que la réaction allergique est la plus fréquente. Quel que soit le type d’allergie, elle doit être absolument confirmée par un médecin allergologiste ; de plus les allergies aux piqûres d’insectes ne sont pas toutes identiques. On distingue des degrés de gravité différents. Exemples : des réactions locales fortes (10 cm autour de l'emplacement de la piqûre) ou une réaction générale de degré 1 à 4. Seul un pourcentage minime de personnes atteignent la forme la plus grave (degré 4) ce qui signifie un choc anaphylactique.

Les personnes menacées sont celles qui ont déjà été piquées une fois dans leur vie par une abeille ou une guêpe et une allergie importante ne se développe qu’après plusieurs piqûres reçues de la même espèce. Une personne qui n’a jamais été piquée par une abeille, une guêpe, un frelon ou un bourdon ne peut développer, la première fois, une réaction allergique.

Mais d’où vient alors la légende absurde prétendant que les piqûres de frelons peuvent tuer ? D’après des traditions héritées du passé, il y avait déjà des frelons au temps bibliques ; problabement l’espèce Vespa orientalis ; ceux-ci étaient utilisés comme arme biologique. En effet les frelons étaient entassés dans des récipients en argile qui étaient catapultés vers l’adversaire. En heurtant un obstacle, les récipients se brisaient, libérant ainsi les frelons qui se dispersaient terrifiés et piquaient tout ce qui bougeait. Les adversaires totalement épouvantés prenaient bien vite la fuite.

Les yeux d'un frelon ; Photo : Dr. Elmar Billig

Les yeux réniformes (en forme de reins) sont ici facilement reconnaissables ; ils sont formés de nombreux yeux élémentaires (les OMMATIDIES) constitués de fines facettes. D’où l’appellation courante d'oeil à facettes ou oeil complexe. Ce dispositif permet la vue panoramique. La vue est renforcée par la présence d’yeux simples (aussi appelés OCELLES) situés au sommet de la tête, vers sa partie postérieure, et placés en triangle. Ces yeux assurent surtout le pilotage pour les activités diurnes. Vous pouvez les distinguer facilement sur la photo de droite.

Les ocelles ; Photo: Dr. Elmar Billig

A l’origine, les populations de frelon n’existaient qu’en Europe jusqu’au 63ème degré de latitude. Avec l’aide des humains ils se sont propagés dans le monde entier. On les trouve désormais en Asie, en Amérique du Nord et à Madagascar. En Amérique du Nord les frelons existent depuis environ 1850, notamment en Ontario, en Caroline du Nord, au Tennessee ainsi que quelques spécimens à l’ouest du Mississipi ...

Les frelons vivent dans une grande partie de l'Europe, mais jamais au-delà 
du 63ème paralèlle. On les rencontre également en Asie, aux Etats-Unis, au Canada 
et à Madagascar.

Jusqu'a présent sont décrites dans le monde entier jusqu'à 9 formes de couleurs différentes de Vespa crabro en fonction de leur répartition géographique :

  • Vespa crabro crabro Linnaeus, 1758

  • Vespa crabro vexator Harris, 1776

  • Vespa crabro germana Christ, 1791

  • Vespa crabro crabroniformis Smith, 1852

  • Vespa crabro oberthuri Du Buysson, 1902

  • Vespa crabro flavofasciata Cameron, 1903

  • Vespa crabro altaica Pérez, 1910

  • Vespa crabro caspica Pérez, 1910

  • Vespa crabro chinensis Birula, 1925

Sources :
J. Bequaert. The color forms of the common hornet, Vespa crabro Linnaeus. Konowia (1931) 10, 101-109.

V. Dubatolov, J. Kojima, J. M. Carpenter, A. Lvovsky. Subspecies of Vespa crabro in two different papers by Birula in 1925. Entomological Science (2003) 6, 215-216.

J.M. Carpenter, J. Kojima. Checklist of the species in the subfamily Vespinae (Insecta: Hymenoptera: Vespidae). Natural History Bulletin of Ibaraki University 1 (1997), 51-92.


Gardienne à l'entrée du nid
Gardienne a l’entrée du nid.
Entrée d’un „guêpier de frelon“
Dans d´autres pays le frelon porte les noms suivants :

Espagne : Abejón, Arispón. France : Frelon, Guêpe frelon, Guichard. Italie : Calabrone. Portugal : Vespa grande.  Angleterre : Hornet. Pays-Bas : Hoornaar. Suède : Bålgeting. Danemark : Stor gedehams. USA : Gigant Hornet, European Hornet ou Brown Hornet. Pologne : Szerszeń europejski. République tchèque : Sršeň obecná. Slovaquie : Sršeň obyčajný. Hongrie : Lódarázs.


Vue latérale d'un frelon ; Photo : Dr. Elmar Billig SYSTEMATIQUE:
Ordre:
Hyménoptères, Hymenoptera
Sous-ordre: Apocrites
Section: Aculéates
Famille: Vespidés, Vespidae
Sous-famille: Polistinés - Vespinés

 


>>> Ici on va à la deuxième partie <<<


 

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Webmestre :
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